La banane tout sur ce fruit indispensable de notre alimentation

La banane

La banane est le symbole du colonialisme européen. Aucune culture de ce fruit n’étant possible en Europe, chaque petit consommateur peut se vanter, en dégustant ce fruit à la peau jaunâtre, de contribuer à l’aggravation de l’effet de serre, de la pollution atmosphérique et de la soumission des peuplades forcées à la monoculture de la banane par les industriels. Outre son ergonomie, son relatif bon goût, son accomodation facile dans notre gastronomie, connaissons nous vraiment la banane ?

Qu’est ce qu’une banane ?

Petite rubrique pour nos lecteurs jeunes, celle ci permet de recadrer quelques idées reçues sur la banane. Non, la banane n’est pas produite dans les jardins publiques qui possèdent un ou plusieurs bananiers d’ornement. Si vous imaginez n’avoir jamais voyagé, ne vous inquiéter pas, la banane l’a déjà fait pour vous.

On estime qu’une “main de banane” (entendre groupement de 4 à 5 bananes) a parcourue au minimum 18 000 kms afin de se retrouver dans votre main avide de sucrée.

Il existe évidemment plusieurs types de banane. Enfin, il existait. Aujourd’hui une dizaine de variété est encore commercialisée. Pour ceux qui n’en ont jamais consommé et qui le désirerait ardemment, hâtez vous ! Les scientifiques de Cavendish (industriel possesseur de 50% des exploitations bananières) sont actuellement au bord de la crise alimentaire face à la réapparition d’un champignon destructeur de bananiers (celui la même qui avait détruit les variétés “Gros Michal” et “Fat Betel” avant elle) devant lequel leurs mains pleine de pesticides ne peuvent encore rien faire.

Production mondiale

La banane, de part sa culture relativement simple et ses récoltes abondantes est très répandue dans le monde puisqu’elle représente la 4ème production mondiale. Ainsi le marché est inondé de plus de 92 millions de tonnes de bananes chaque année. Produites en majorité par les pays asiatiques (Inde, Philippines, Chine) qui la consomment en général eux même, elle représente une part non négligeable du commerce Sud Américain et Africain.

Nous, petits français, nous l’importons en majorité d’Amérique du Sud (Equateur, Costa Rica) bien qu’actuellement des jeux politiques comme le “conflit de la banane” s’attache à rééquilibrer les quotas pour faire bénéficier un minimum les Africains, chez qui on a quand même eu l’audace d’imposer la culture de banane sans même l’importer en quantité “viable” pour les paysans du coin.

Ceci n’est pas un procès du colonialisme, c’est un procès de la banane

 

Intérêt nutritionnel

La banane n’a pas plus d’intérêt gustatif qu’une bonne grosse pomme ou qu’un melon dégusté avant le repas. En terme d’indice glycémique, elle est même classée dans les indicés élevés, ce qui fait d’elle un fruit provoquant une forte production d’insuline après ingestion (hormone permettant de digérer le glucose et de l’incorporer dans l’organisme) donc un risque plus important de prise de poids..

Tout ça pour un fruit qui ne devrait apporter que des bonnes vitamines et des glucides en quantité intéressante pour l’organisme.

En définitive, son seul intérêt est ergonomique et esthétique (quoique, dès qu’elle brunit, elle est jetée sans regret)

 

Traitement chimiques

Encore un sujet quelque peu sensible dans le monde des industriels. Pour parler de la nutrition, il y a beaucoup de monde, mais dès que l’on touche à un aspect un peu moins réjouissant, les mains tendues se baissent, les regards se vident, les têtes se mettent à rechercher des lacets à refaire.

Gardons la tête haute ! Les pesticides sont invisibles, pourquoi en seraient-ils plus dangereux ?

C’est vrai, ce n’est qu’à long terme que l’on peut voir les effets des pesticides. On peut sans réjouir. On peut aussi se dire que, tant qu’à faire, autant que ces effets attendent le plus longtemps possibles et ne pas consommer des fruits comme les bananes dont nous n’avons pas besoin.

 

Bref, les bananes sont les premiers fruits mondialement dégustés et aussi les plus chargés en pesticides. Ce qui est drôle, c’est que c’est toujours les revendeurs de bananes dites “équitables” qui chargent le plus les revendeurs de bananes “classiques”. Comme si tout le monde était au courant des agissements des uns et que cela ne changeait rien à leur consommation.

“Si j’ai un cancer, on va me dire que je suis dans le quota des dégâts sanitaires engendrés par les pesticides ?”

Oui. Nous sommes responsable de notre consommation. Si nous ne lisons pas la notice d’un “médicament”, il ne faut pas s’étonner de ne pas avoir les effets secondaires.

 

Quelques chiffres pour en finir :

  • Dans les exploitations banane-dollar (il ne faut pas se leurrer, c’est chez eux que nous nous fournissons en banane), est déversé près de 60kg de pesticides par hectare et par an. Comme ça, ça n’a pas l’air très dangereux. En comparaison, c’est comme si l’on saupoudrait dans un appartement classique (une centaine de mètre carré) 600g de pesticides purs. Ou que l’on diluait 15g de pesticide dans la baignoire.
  • Si on achète une banane 1€, 43cts vont à l’exportateur et au distributeur, 10 cts au producteur et 2 cts au récoltant.
Après ça, n’allez pas me dire que c’est éthique de consommer de la banane !

Compostabilité

La banane est complétement compostable. Oublions les pesticides pour une fois et mettons la dans notre compost !

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