Consommer solidaire : une complicité meurtrière

Solidaire

Il y a quelques années à peine, les paysans se contentaient de leur lopin de terre pour cultiver le minimum vital, élevant bestiaux et enfants dans une harmonie naturelle. Bien sûr, ils avaient des échanges avec leurs voisins : qui manquait de pommes, recevait du lait à la place, ou du fromage. Un troc local qui limitaient les échanges à une distance facilement exécutable par des moyens de déplacements doux, quitte à y passer la journée.

Un jour, la mondialisation des échanges survint. Les avions partaient d’un continent à l’autre, il fallait bien les remplir de quelque chose. Alors on choisit les denrées alimentaires les plus inconnues et on créa le besoin. On poussa le vice jusqu’à créer la diététique qui allait si bien avec. Normal, elle faisait consommer diversifié.

L’humain n’a jamais eu autant le choix entre les aliments pour se nourrir. Et pourtant, il ne s’est jamais aussi mal nourri.

Importations brutes

Il a fallu importer de plus en plus de produits pour satisfaire une demande qui ne se limitait désormais plus aux riches. A grand renfort de publicité, les nouvelles entreprises ainsi créée se lancèrent dans la guerre du pétrole. La catastrophe importatrice la plus grave fut le chocolat talonné de près par le café.

Chaque petit prolétaire s’est ainsi vautré dans une consommation quotidienne de ces deux denrées, accro à l’excitation et aux vitamines soi disant inexistantes dans son alimentation passée.

Puis vint le tabac, le coton, le soja, la quinoa, la banane, la noix de coco… Mille produits qui, s’ils n’avaient jamais été mentionnés, n’auraient jamais provoqués les dégâts qu’ils produisent aujourd’hui sur l’environnement.

Importations et solidarité

Puis vint la mode du “bio”, de l’éthique, de la solidarité. Portés par les associations qui se disaient humanitaires, des labels ont finis par se créer, distinguant les producteurs de chaque pays dits “sous développés” en en soutenant les plus “éthiques” (toujours selon des normes arbitraires). Aujourd’hui, on a réussi à rendre vert la plupart des producteurs de l’étranger, arguant qu’on sauvait la vie d’un petit péruvien à chaque fois qu’on achetait un kilo de quinoa.

Mais vous qui achetez ce genre de produits, avez vous vraiment tout oublié ?

La réalité sur la solidarité

Rappellons nous l’Histoire qu’on nous a fièrement contée. Même si elle a son lot de mensonges et de déformations, il en reste des faits implacables : les européens sont des colonisateurs meurtiers qui ont colonisés des pays entiers, imposant une monoculture, un échange du temps de vie par l’argent et détruisant les diversités locales pour soutirer le plus de richesses possibles des terres anciennes. Ils ont asservis des peuples, tués les plus récalcitrants, tout ça pour extraire lithium, uranium, diamants : toutes ces ressources que l’on retrouve toutes belles et propres dans nos batteries, centrales nucléaires ou dans les bijouteries.

On peut culpabiliser et oublier quelques minutes après. Mais on peut aussi agir. Maintenant.

Se défaire de la beauté de la labellisation

On pourrait faire confiance aux labels. Le label AB est d’ailleurs le seul en qui on peut avoir confiance quant aux OGMS. Peut être. Mais il ne faut surtout pas oublier la provenance des produits que l’on achète. C’est facile et joli d’abreuver les clients de mots comme solidarité, éthique, versement d’1% de notre chiffre d’affaire pour des projets de développement. Les plus jolies des fumisteries.

N’oublions jamais que tous ces produits viennent de loin, trop loin pour que cela soit honnète.
N’oublions pas que les mots solidaires, éthiques, développements ne veulent pas dire la même chose chez nous qu’à l’étranger, qu’ils ne font que servir une cause : notre confort.
N’oublions pas que nous avons imposé la notion d’argent chez de nombreuses peuplades et qu’on l’utilise encore aujourd’hui pour les asservir contre compensation financière.

Liste des produits à se défaire

Ci dessous, vous trouverez une liste non exhaustives de tous les produits de notre quotidien qui n’ont aucune raison d’en faire partie.

Noms et provenance majoritaire avec distance minimale parcourue à vol d’oiseau (en prenant Bourges comme référence, ville proche du centre de la France)

La Banane (Equateur) : 9400 kms
Le Café ( Brésil) : 8600 kms
Le Chocolat (Cote d’Ivoire) : 4400 kms
La Quinoa (Pérou) : 9800 kms
L’Orange (Brésil) : 8600 kms
La Noix de Coco (Indonésie) : 11800 kms
Le Sucre de canne : (Brésil) : 8600 kms
La Mangue (Inde) : 7400 kms

Bien se nourrir, c’est simple, ce sont les publicités qui rendent cela compliqué

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